mercredi 20 mai 2009
Peut-on se parjurer par omission?
M. Rousseau a souvent affirmé, au cours de son témoignage de 6 heures devant la commission des finances publiques qu'il n'avait rien à cacher. Il semble que ce ne soit pas le cas. Que nous cache-t-il d'autre?
Y a-t-il encore quelqu'un au Québec, malgré la compétence reconnue de M. Henri-Paul Rousseau, qui pense qu'après un résultat aussi catastrophique de la caisse de dépôts du Québec il aurait pu conserver son poste? Moi je n'en crois rien. Je pense que M. Rousseau a quitté le navire en toute connaissance de cause et que le gouvernement Charest était bien au courant de cette situation pendant la campagne électorale. Il serait intéressant d'entendre M. Charest devant la commission des finances publiques.
mardi 19 mai 2009
Message au diffuseur des débats de l'Assemblée nationale du Québec
lundi 18 mai 2009
Port de signes religieux dans la fonction publique
La ministre de la culture et de la condition féminine, Mme St-Pierre, clame sur tous les tons que les nouveaux citoyens québécois doivent accepter les valeurs québécoises: priorité du français, séparation de l'État et de l'Église et égalité des hommes et des femmes.
Bien qu'on affirme haut et fort que le français est la langue officielle du Québec, un nouvel immigrant a fort à faire pour s'en convaincre. Bien vite, il se rend compte qu'il y a deux systèmes d'éducation, un en français et un en anglais. Il découvre aussi assez vite qu'il y a deux systèmes de santé, un en français et l'autre en anglais. S'il écoute la radio, regarde la télé ou lit des journaux, il se rend bien vite compte que l'offre de service est bien plus importante en anglais qu'en français.
Ce nouvel immigrant à qui l'on a parlé de l'égalité des hommes et des femmes au Québec voit bien que les femmes occupent encore les emplois les moins bien rémunérés. Il constate même qu'il n'est pas égal aux autres citoyens puisqu'à compétence égale ou même supérieure il n'a pas accès aux mêmes emplois.
Finalement, bien qu'on lui ait dit qu'au Québec l'État et l'Église sont séparés, il voit bien qu'à l'Assemblée Nationale les représentants du peuple siègent devant un grand crucifix. Bien sûr, on ne fait plus de prière dans cette noble Assemblée, mais à chaque fois qu'on demande à nos représentants de garder une minute de silence pour honorer la mémoire de quelqu'un le diffuseur des travaux de l'Assemblée Nationale à la télé se sent obligé de montrer en surimpression, le fameux crucifix que Maurice Duplessis a fait installer au-dessus du trône du président de l'Assemblée.
Il serait bien étonné, ce nouvel immigrant, si on lui demandait, pour pouvoir faire partie de la fonction publique, de renoncer au port d'un signe religieux. En tout cas, il serait en droit de se dire qu'il y a une exception notoire puisque nos représentants ne semblent pas trouver le courage d'affirmer la séparation de l'État et de l'Église sans ambigüité dans le lieu ou s'exerce la démocratie québécoise.
Nos représentants à l'Assemblée Nationale ont tellement peur d'assumer leurs convictions qu'ils en arrivent parfois à pondre des projets de loi bizarre pour ne pas dire absurde. Si nous ne veillons pas au grain, nous pourrions nous retrouver avec un règlement interdisant le port de signes religieux ostentatoires. Pour appliquer cette loi, il leur faudrait bien créer une nouvelle police chargée de vérifier si un signe religieux est ostentatoire ou pas. C'est sans compter les nombreuses causes de procès dont certaines iront jusqu'en Cour Suprême.
Vaut mieux en rire que d'en pleurer
mercredi 13 mai 2009
Je veux bien croire à l'innocence de Brian Mulroney
Je veux bien croire à l'innocence de Brian Mulroney parce que j'ai une certaine admiration pour le travail qu'il a accompli comme premier ministre. Ce qui me choque beaucoup cependant, c'est que, encore une fois, on diabolise un citoyen pour sauver la peau ou, à tout le moins, la réputation d'un politicien. En effet, M. Mulroney a affirmé que M. Schreiber n'était plus celui qu'il avait connu dans les années 80 ou 90, laissant entendre par là que son comparse d’autrefois est devenu un criminel réclamé par son pays d’origine. Il me manque peut-être des bouts d’informations dans ce dossier, mais il me semble, après tout, qu’on reproche à M. Schreiber d’avoir caché des revenus au fisc allemand. N’est-ce pas ce que M. Mulroney a aussi fait pendant plusieurs années.
On apprend aujourd’hui qu’une technicalité aurait permis à M. Mulroney d’attendre 3 ans après la fin de son mandat pour déclarer ce revenu. J’imagine que son avocat étant un des meilleurs du Canada ne l’aurait pas entraîné sur ce terrain sans s’assurer de l’existence de cette possibilité. Tout de même, il subsistera toujours un doute dans l’esprit de bien des Canadiens qui se demanderont si M. Mulroney se serait soumis à l’obligation de déclarer un revenu de $275,000 selon lui ou de $300,000 selon M. Schreiber si les journalistes n’avaient pas révélé cette transaction malheureuse.
Je vous ai dit que j’ai une certaine admiration pour le travail de premier ministre de Brian Mulroney. C’est tout à fait vrai. Je dois confesser, ce pendant, que j’ai aussi une grande admiration pour Mila, son épouse, avec qui j’ai déjà eu l’honneur de parler pendant un dîner on ne peut plus officiel où je représentais le ministre de l’immigration du Québec.
samedi 9 mai 2009
HONTE AU GOUVERNEMENT HARPER
Vendredi, fin de l'après-midi, le très courageux gouvernement Harper annonce qu'il porte en appel le jugement qui l'obligeait à demander le rapatriement de l'enfant-soldat, Omar Kadhr. Le jugement s'appuie sur la Charte des droits et libertés.
Ce jeune citoyen canadien qui doit avoir 21 ou 22 ans, est emprisonné à Guantanamo depuis plus de 6 ans. La Justice américaine l'accuse d'avoir tué un soldat américain alors qu'il avait 15 ans. On ne l'a toujours pas jugé pour cet acte présumé et il semble que la lourde machine de la Justice américaine soit dans l'impossibilité de démontrer, hors de tout doute, que Omar Kadhr est coupable de l'acte dont on l'accuse. Je ne dis pas crime parce qu'il me semble que lorsqu'on est attaqué par des soldats on a le droit de se défendre.
Il est de notoriété publique que Omar Kadhr a été victime de torture depuis qu'il est incarcéré à Guantanamo. Je vous rappelle qu'il avait 15 ans au moment de son incarcération. Notre gouvernement canadien est devenu complice des actes de torture dont a été victime Amar Kadhr en se soustrayant à son devoir de protéger ce ressortissant canadien et il tente de se soustraire à nouveau à son devoir en portant en appel un jugement qui a été très bien reçu dans la population canadienne.
Jusques à quand les partis d'opposition cautionneront-ils le comportement réactionnaire du gouvernement Harper qui, s'il en était capable mettrait la hache dans la Charte des droits et libertés.
Honte au gouvernement Harper, honte aux partis d'opposition qui le maintiennent au pouvoir par opportunisme politique et honte aux Canadiens et aux Québécois qui soutiennent encore ce gouvernement fasciste.
dimanche 3 mai 2009
S'étendre dans un hamac
Bon comédien ou d'une sincérité à toute épreuve, le député adéquiste de Shefford?
Depuis quelques jours, François Bonnardel, député adéquiste de Shefford, a rendu publique son idylle avec la vice première ministre libérale. Grand bien leur en fasse. Je suis de ceux qui croient que ce qui se passe dans la chambre à coucher ne regarde pas l'État ni le public en général. Mais il me semble que là comme ailleurs, il y a une limite.
Or jeudi dernier, à l'Assemblée Nationale, François Bonnardel s'attaquait au Premier ministre en lui demandant, dans le contexte du débat sur l'éthique parlementaire, s'il était conscient du tort qu'il fait à tous les parlementaires de l'Assemblée Nationale. Je n'ose imaginer la scène si la vice première ministre avait du, en l'absence de Jean Charest, prendre la défense de ce dernier. Comment les citoyens peuvent-ils croire à la sincérité de ce député sachant que quelques heures plus tard il se retrouvera dans l'intimité d'une femme qui appuie sans restriction la conduite de son premier ministre.
Qui du Premier ministre ou du député de Shefford fait le plus de tort à l'institution qu'est l'Assemblée Nationale? Cette Assemblée Nationale est-elle un simple théâtre ou chacun joue le rôle qui lui est dévolu sans conviction. Jean Charest a le mérite de paraître convaincu même s'il n'est pas convainquant. On ne peut en dire autant de François Bonnardel. Jugez en par vous mêmes, en écoutant l'extrait de son intervention à l'Assemblée Nationale.
