dimanche 3 mai 2009

Bon comédien ou d'une sincérité à toute épreuve, le député adéquiste de Shefford?

Depuis quelques jours, François Bonnardel, député adéquiste de Shefford, a rendu publique son idylle avec la vice première ministre libérale. Grand bien leur en fasse.  Je suis de ceux qui croient que ce qui se passe dans la chambre à coucher ne regarde pas l'État ni le public en général.  Mais il me semble que là comme ailleurs, il y a une limite. 

 

Or jeudi dernier, à l'Assemblée Nationale,  François Bonnardel s'attaquait au Premier ministre en lui demandant, dans le contexte du débat sur l'éthique parlementaire, s'il était conscient du tort qu'il fait à tous les parlementaires de l'Assemblée Nationale.  Je n'ose imaginer la scène si la vice première ministre avait du, en l'absence de Jean Charest, prendre la défense de ce dernier.  Comment les citoyens peuvent-ils croire à la sincérité de ce député sachant que quelques heures plus tard il se retrouvera dans l'intimité d'une femme qui appuie sans restriction la conduite de son premier ministre.

 

Qui du Premier ministre ou du député de Shefford fait le plus de tort à l'institution qu'est l'Assemblée Nationale? Cette Assemblée Nationale est-elle un simple théâtre ou chacun joue le rôle qui lui est dévolu sans conviction.  Jean Charest a le mérite de paraître convaincu même s'il n'est pas convainquant.  On ne peut en dire autant de François Bonnardel.  Jugez en par vous mêmes, en écoutant l'extrait de son intervention à l'Assemblée Nationale.



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