Je veux bien croire à l'innocence de Brian Mulroney parce que j'ai une certaine admiration pour le travail qu'il a accompli comme premier ministre. Ce qui me choque beaucoup cependant, c'est que, encore une fois, on diabolise un citoyen pour sauver la peau ou, à tout le moins, la réputation d'un politicien. En effet, M. Mulroney a affirmé que M. Schreiber n'était plus celui qu'il avait connu dans les années 80 ou 90, laissant entendre par là que son comparse d’autrefois est devenu un criminel réclamé par son pays d’origine. Il me manque peut-être des bouts d’informations dans ce dossier, mais il me semble, après tout, qu’on reproche à M. Schreiber d’avoir caché des revenus au fisc allemand. N’est-ce pas ce que M. Mulroney a aussi fait pendant plusieurs années.
On apprend aujourd’hui qu’une technicalité aurait permis à M. Mulroney d’attendre 3 ans après la fin de son mandat pour déclarer ce revenu. J’imagine que son avocat étant un des meilleurs du Canada ne l’aurait pas entraîné sur ce terrain sans s’assurer de l’existence de cette possibilité. Tout de même, il subsistera toujours un doute dans l’esprit de bien des Canadiens qui se demanderont si M. Mulroney se serait soumis à l’obligation de déclarer un revenu de $275,000 selon lui ou de $300,000 selon M. Schreiber si les journalistes n’avaient pas révélé cette transaction malheureuse.
Je vous ai dit que j’ai une certaine admiration pour le travail de premier ministre de Brian Mulroney. C’est tout à fait vrai. Je dois confesser, ce pendant, que j’ai aussi une grande admiration pour Mila, son épouse, avec qui j’ai déjà eu l’honneur de parler pendant un dîner on ne peut plus officiel où je représentais le ministre de l’immigration du Québec.

Etant tres loin de cette polemique, je remarque et tiens encore a souligner la qualitée de l'article.
RépondreSupprimerIci, nos politiques pratiquent la langue de bois, et jamais une somme d'argent n'est citée directement comme vous le faites.
Cette libertée est une force, conservez la.
Mickael.